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Lundi, 26 Mai 2008 19:00 |
Les Haïtiens en GuyaneDe l’immigration à la stigmatisation des immigrés haïtiens en Guyane L’arrivée des immigrés Haïtiens a débuté en Guyane, dans les années 1970, et s’est ensuite développée dans les années 1980 (Calmont, Gorgeon, 1987 ; Gorgeon, 1985). Cette population au départ, composées d’une main-d’œuvre masculine venue travailler en Guyane, au moment des « grands chantiers », s’est rapidement féminisée (Chalifoux, 1989 ; Calmont, 1988). Puis, avec la politique du regroupement familial, de jeunes Haïtiens sont également venus retrouver un parent et se scolariser en Guyane. Cette politique a permis aux familles haïtiennes de s’installer durablement et à la migration haïtienne de se stabiliser, mais elle a aussi eu pour effet, d’accroître la visibilité sociale et démographique d’une communauté jusqu’alors plutôt discrète (Gorgeon et al., 1986). Après avoir développé des procédures de régularisation des immigrés clandestins dans les années 1980, les pouvoirs publics ont fait le choix dans les années 1990, de refouler systématiquement les « nouveaux arrivants ». Si l’entrée illégale sur le territoire français des immigrés Haïtiens se poursuit encore aujourd’hui, l’Etat a intensifié les contrôles aux frontières et consolidé son dispositif en augmentant les effectifs de l’armée, de la police et de la gendarmerie. Il n’a toutefois pas réussi à maîtriser une situation géographique « poreuse » liée à un contexte social et économique particulièrement attractif, notamment pour les populations des pays voisins. Dans les années 1990, la part des Haïtiens reste assez importante par rapport à l’ensemble des populations immigrées en Guyane, une comparaison entre le département de la Guyane et la France métropolitaine montre cependant que ces deux « diasporas » possèdent un certain nombre de points communs. Les Haïtiens se concentrent en effet, dans les grandes villes : Paris et l’Ile-de-france pour la Métropole ; Kourou, Saint-Laurent du Maroni et l’île de Cayenne (Cayenne et sa communauté urbaine) pour la Guyane. Les membres de ces deux communautés sont majoritairement originaires de Port-au-Prince et du Sud d’Haïti. Enfin, la population haïtienne résidant en Guyane est estimée, comme en Métropole, à plus de 25 000 individus (Delachet-Guillon, 1996). La comparaison s’arrête là, car « la classe moyenne » haïtienne est très faiblement représentée en Guyane, contrairement à la Métropole ou d’autres pays d’émigration comme le Canada et les Etats-Unis. La majorité des immigrés Haïtiens de Guyane, sont analphabètes ou illettrés, travaillent en majorité dans le secteur informel occupant un grand nombre d’emplois non déclarés, et résident pour la plupart dans des bidonvilles (Gallibour, 2000). |
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Lundi, 26 Mai 2008 19:00 |
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Haiti-R.Dominicaine : Le racisme, principal motif du massacre des Haïtiens en 1937, selon des intellectuels dominicains « De toutes les influences bâtardes que nous a laissées Rafael Leonidas Trujillo (dictateur dominicain au pouvoir de 1930 à 1961), le préjugé racial est devenu l’une des plus nocives éraillures infligées à l’âme des Dominicains », affirme l’historien dominicain Hugo Tolentino Dipp dans un texte récemment publié par l’agence en ligne Clave Digital. « Il n’est pas vrai que nous sommes plus Dominicains dans la mesure où nous sommes anti-haïtiens. Oui, nous serons plus patriotes et meilleurs Dominicains quand nous pourrons vaincre ces traces idéologiques que nous ont laissées, dans notre culture, ceux qui ne respectent pas le principe de l’égalité de tous les êtres humains », ajoute l’intellectuel dominicain dans le même texte, en guise de commentaire du dernier livre de Bernardo Vega, intitulé « La agresión contra Lescot : de 1942 à 1946 ». Tolentino rappelle toutefois que si « avec Trujillo et dans le contexte politique d’alors, le racisme s’est transformé en fer de lance de toute une croisade xénophobe », cependant, cela « ne signifie pas que le dictateur dominicain ait été son créateur original et historique », précise-t-il. « Il suffit seulement de scruter notre passé depuis la colonie jusqu’à la fondation de la République pour rencontrer des énoncés et des déductions qui peuvent bien être considérés comme antécédents de cette dépréciation du noir », avance-t-il. La propagation de l’anti-haïtianisme a-t-elle été la politique officielle durant les 31 années de la dictature de Trujillo ? Dans le troisième volume de sa trilogie consacrée au thème « Trujillo et Haïti », l’une des thèses soutenues par l’historien et économiste dominicain, Bernardo Vega, prend le contre-pied de ce que « le Dominicain généralement croit », à savoir que « durant les trente et une années de la dictature de Trujillo la politique officielle a été celle de propager l’anti-haïtianisme ». |
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Écrit par Emmanuel DELVA
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Samedi, 15 Mars 2008 19:00 |
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Belladère, siège de la 3ème foire Binationale Écotouristique et de Production Du 1er au 16 mars 2008 s’est tenu à Belladère la 3ème foire binationale, écotouristique et de production autour du thème « Pour une gestion rationnelle des bassins versants frontaliers, vivre la solidarité entre les peuples haïtiens et dominicains.
Le samedi 1er mars 2008 par un après-midi ensoleillé, la 3ème foire binationale a débuté vers 2h00 PM aux alentours de la place de Belladère, en sortant d’Elias Pina (province de la République Dominicaine) avec une marche fraternelle où Dominicains et Haïtiens dans l’unité défilaient dans la ville de Belladère avec leurs majorettes, leurs troupes théâtrales et folkloriques, leurs représentants en entonnant des chants et cris de joie dans une manifestation culturelle hors pair. La marche s’est achevée au siège de la foire, l’amphithéâtre Dumarsais Estimé où la cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des ministres de la culture, de l’environnement et autres ministères, de l’ambassadeur d’Haïti à St-Domingue Fritz Cinéas, de la sénatrice Edmonde Beauzile Supplice(présidente d’honneur), du révérend père Yves Edmond coordonnateur de SANT PON AYITI, de l’agronome Jean Camille Bissereth coordonnateur du FONDTAH, de l’archevêque du Cap-Haïtien Louis Kébreau et du maire de Belladère Luckner Emile. Pour la République Dominicaine on a eu la présence de la présidente de la fondation Science et Art Jacqueline Boin Ramilla, de l’ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti José Serulle Ramilla, du maire de Comendador Luis P. Minier et autres personnalités.(...) |
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Écrit par Emmanuel DELVA
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Dimanche, 04 Mai 2008 19:00 |
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EN ROUTE VERS LE PREMIER FORUM INTERCOMMUNAL Dans le cadre du renforcement de la capacité des organisations de femmes dans le bas plateau central, la commune de Belladère a accueilli du 1er au 2 mai 2008 le premier forum intercommunal de la région.
Diverses organisations et regroupements de femmes du département du Centre d’Haïti ont assisté le jeudi 1er mai 2008 à BELLADERE au lancement du premier forum intercommunal organisé par le SANT PON AYITI dans le cadre du renforcement de la capacité des organisations de femmes, membres du REZO FANM, dans le bas plateau central. L’activité s’est tenu à la salle de conférence Pedro Mir- jacques Roumain de la localité de Belladère et a duré deux jours. Quelles sont les diverses instances existant dans une organisation et quelles en sont leurs responsabilités ; quels sont les paramètres du développement local, le rôle des organisations de femmes et comment planifier un projet de développement local durable sont les thèmes qui ont été débattu pour et avec une cinquantaine de femme environ qui prenaient part à cette activité. Dans une ambiance de convivialité, les femmes des communes de Belladère, de Saut d’eau, de Savanette, de Mirebalais et de Lascahobas ont fait une mise au point de leurs réseaux respectifs et monter des commissions qui seront renforcées à l’avenir. L’intervenant principal de ce forum a appelé les participantes à consolider leurs forces, à s’entraider et à utiliser les ressources de leurs communes pour le plein développement du Réseau et de la région. |
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